L’État ainsi que les ménages français ont un objectif commun, à savoir réduire leur facture énergétique. Le coût élevé de l’énergie, la dépendance qu’elle entraîne vis-à-vis d’un distributeur local ou d’un pays étranger et l’impact négatif de son utilisation sur l’environnement sont autant de raisons valables pour prendre des actions afin de diminuer la consommation d’énergies fossiles.

La politique énergétique française

La loi POPE (Loi de Programmation fixant les Orientations de la Politique Énergétique) de 2005, celle relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 et la réglementation thermique mise à jour en janvier 2018 ont pour objectif de diminuer la consommation d’énergies fossiles dans le bâtiment, second secteur le plus polluant après celui des transports. Les normes concernant les nouvelles constructions assurent des besoins énergétiques restreints mais encore faut-il prendre également des mesures pour le parc résidentiel existant où le manque d’isolation augmente les besoins énergétiques.

La prime énergie, aussi connue sous le nom de dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie, est née de la loi POPE. Elle consiste en une aide financière pour la réalisation de travaux de rénovation thermique comme l’isolation des combles perdus ou le calorifugeage des tuyaux de chauffage et d’eau chaude sanitaire cliquez ici en vue de réaliser des économies d’énergie. Les fonds sont versés par les fournisseurs d’énergies obligés de respecter un quota de distribution sous peine de devoir payer de lourdes pénalités.

L’importance de diminuer la consommation d’énergies fossiles

Le premier choc pétrolier de 1973 pousse la France à diminuer sa consommation d’énergie. Elle comprend les risques que comporte sa dépendance vis-à-vis d’un pays étranger pour la fourniture d’énergie, en l’occurrence le pétrole, pays qui peut stopper la fourniture et augmenter les prix à sa guise. Le nucléaire et la diversification des sources d’approvisionnement règlent, en partie, la situation.

Fin des années 80, un autre problème apparaît lorsqu’un lien évident est établi entre le changement climatique et l’utilisation d’énergies fossiles responsables d’émissions de gaz à effet de serre. La politique énergétique renforce alors les normes d’isolation des bâtiments et amorce la transition vers l’utilisation d’énergies renouvelables non polluantes. Tout doit être mis en œuvre pour réduire au maximum la consommation d’énergies polluantes et cela exige d’encourager la population à effectuer des travaux de rénovation énergétique.

Le calorifugeage

Le calorifugeage des tuyaux d’eau chaude sanitaire et de chauffage permet de réaliser des économies d’énergie et de voir immédiatement sa facture baisser d’environ 10%. Ces travaux, qui consistent à entourer la tuyauterie d’un matériau isolant, évitent la perte de chaleur surtout là où les tuyaux passent dans des endroits non chauffés. Le ballon d’eau chaude peut également être isolé s’il se trouve au garage ou au sous-sol de manière à maintenir la température entre le lieu de production et les différents points de distribution du circuit.

Pour bénéficier de la prime énergie et ainsi réaliser les travaux sans devoir payer, il faut que le bâtiment date d’au moins 2 ans et que les travaux soient confiés à un entrepreneur reconnu RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) qui sait quels matériaux utiliser pour respecter la réglementation en vigueur. Il s’occupe de la demande de prime avant le début du chantier. Le propriétaire aussi bien que le locataire peut bénéficier de l’aide, qu’il s’agisse d’une maison isolée ou un immeuble.